Alimentation : les distributeurs gagnent plus que les industriels


Le dixième rapport de l'Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires frais éclaire les débats sur la guerre des prix. Hormis pour les éleveurs de vaches à viande, la rémunération des producteurs est faible mais pas nulle. Le calcul des marges montre que les enseignes s'en sortent mieux que les transformateurs.


Selon l'Observatoire de la formation des prix et des marges, la filière agricole qui est la moins rémunérée est celle de la viande bovine.


Si vous voulez enrichir la grande distribution, mangez du saucisson et du poulet ! Le professeur Philippe Chalmin ne l'a pas dit ainsi, mais lors de la présentation, ce mardi, du dixième rapport de l'Observatoire de la formation des prix et des marges, il a confirmé que les rayons charcuterie et volaille étaient les plus rémunérateurs pour les Leclerc et autres Carrefour.


Au-delà de cet examen financier des allées des supermarchés, le document a avancé dans la transparence de la répartition de la valeur des produits alimentaires frais entre les agriculteurs, les transformateurs industriels et les distributeurs. Et le résultat n'est pas si mauvais si l'on estime que l'équivalent de deux SMIC pour un exploitant agricole est une rémunération correcte. C'est en tout cas le minimum qu'exigent les producteurs laitiers.


Par Philippe Bertrand (15/06/2021)


Source : lesechos.fr


Photo : Mary Winchester (unsplash.com)