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Conflits dans les abattoirs : Le ministre Lamontagne remet les pendules à l’heure


Le ministre de l’Agriculture du Québec, André Lamontagne, a ouvert son discours au Congrès de l’Union des producteurs agricoles (UPA), le 1er décembre, en revenant sur les conséquences des récents conflits de travail dans les abattoirs qui l’ont « traumatisé ». Il a promis de militer pour qu’une telle situation de gaspillage alimentaire ne se reproduise plus.

« On se ramasse que les producteurs sont pris en otage, que les animaux sont pris en otage. […] Pour moi, c’était une disgrâce, a-t-il témoigné. […] On se faisait interpeller pour une loi spéciale […], mais ce n’aurait pas pu être mis en place », a-t-il ajouté.


Selon le ministre, il faudra réfléchir à un « environnement légal » qui permettrait les conflits de travail et les moyens de pression, sans entraîner un tel gaspillage alimentaire. « Je vais inviter mon gouvernement à se pencher là-dessus. En 2022 bientôt, du gaspillage alimentaire comme ça, pour moi ça ne devrait pas arriver, a-t-il insisté en entrevue avec La Terre, après son discours. […] De ne pas apprendre de ce qu’on a vécu, ce serait quelque chose de perdu. Ce serait un apprentissage qui serait perdu. »


Interpellé sur le projet de loi 103


Le ministre Lamontagne est resté sur scène vingt minutes de plus que prévu pour répondre à un maximum de questions des producteurs.


Jérémie Letellier, président de la Fédération de l’UPA de la Montérégie, l’a notamment interpellé sur le projet de loi 103 qui a suscité des craintes relatives au morcellement des terres, ces dernières semaines. Il lui a demandé s’il s’engageait à retirer les articles se rapportant à la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.


« Non, a répondu le ministre en toute franchise. On a fini l’étude du projet de loi. Les articles sont adoptés. » Il n’y a aucune disposition, a-t-il précisé, visant à changer le processus d’analyse et de décision des commissaires de la Commission de protection du territoire agricole du Québec. Le ministre a avoué avoir été surpris de la forte réaction des agriculteurs envers le projet de loi.


« L’objectif, c’est la protection du territoire agricole, c’est la vitalité du développement des entreprises agricoles », a-t-il assuré.


Une productrice acéricole au Bas-Saint-Laurent, Nathalie Lemieux, a quant à elle demandé un engagement du ministre pour que le moratoire sur les nouvelles superficies en culture soit retiré d’ici le printemps. « Si on n’avait pas pu confirmer dans avancées [dans le dossier] avant la fin de notre mandat, ce serait une déception, parce qu’on a travaillé très fort », a-t-il répondu.


M. Lamontagne a précisé en entrevue avec La Terre qu’un comité tripartite entre les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement ainsi que l’UPA a été créé au début de 2021 pour discuter de divers sujets, notamment de la possibilité d’assouplir le Règlement sur les exploitations agricoles.


En terminant son discours, le ministre a souligné qu’il s’agissait peut-être de sa dernière allocution au Congrès, étant donné les élections qui auront lieu l’automne prochain. Avec émotion, il s’est dit fier de ses réalisations. « Je me tiens devant vous et je suis très fier d’avoir donné le meilleur de moi-même », a-t-il lancé. La Terre lui a par la suite demandé s’il avait l’intention d’être candidat aux prochaines élections, ce à quoi il a répondu que « ça regardait bien ». Il a aussi mentionné qu’il n’avait pas de contrôle sur le rôle qui lui serait attribué par le premier ministre.


(voir la vidéo de la mêlée de presse)


Article original paru sous le titre : Le ministre Lamontagne remet les pendules à l’heure


Par : Caroline Morneau (01/12/2021)

Source : laterre.ca

Photo : Martin Ménard/TCN (tirée de l'article original)

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