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Craintes de pertes de marché chez les éleveurs de volailles


Actuellement, les éleveurs du Québec produisent environ 22 % du total de la production canadienne, mais s'ils ne livrent pas la totalité des kilogrammes de viandes prévus à leur allocation, les proportions manquantes pourraient être réassignées par les Producteurs de poulets du Canada à d'autres provinces désireuses d'en obtenir davantage. Une situation que les EVQ redoutent, puisqu'elle se traduirait par une baisse de production dans les fermes.


Un plan visant à assurer la réalisation de l'allocation de poulet malgré les ralentissements des abattoirs a été présenté aux éleveurs le 2 février. Diverses solutions ont été discutées, dont la priorisation par les abattoirs des poulets québécois par rapport à ceux des autres provinces et une réduction des volumes de poulet destinés à l'exportation.


Nouveaux joueurs


Les Éleveurs de volailles du Québec misent par ailleurs sur la croissance de la consommation de poulet pour que les volumes d'approvisionnement garantis (VAG), qui donnent aux transformateurs des droits d'abattage, s'ouvrent à de nouveaux joueurs de taille moyenne. «Les enjeux de capacité des acteurs en place, Exceldor et Olymel, qui détiennent actuellement 96 % des VAG, ont été démontrés dans la dernière année. Il faut donc que la prochaine convention prévoie un nombre suffisant d'acteurs pour prévenir les cas de force majeure et assurer l'approvisionnement en continu des marchés», spécifie l'organisation dans un échange de courriels avec La Terre.


Cet élément est justement négocié entre les EVQ et les transformateurs dans le cadre du renouvellement de la Convention de mise en marché du poulet, échue depuis le 23 décembre.


Une meilleure communication réclamée


Des éleveurs de volailles gardent un goût amer du récent épisode d'abattage humanitaire de milliers de poulets par la coopérative Exceldor, même si ceux qui ont dû couper dans leur production ont été dédommagés pour leurs pertes.


Roger Leblanc, éleveur de poulets de Saint-Barnabé-Sud, en Montérégie, est l'un d'eux. Il a été forcé de réduire temporairement sa production à la demande d'Exceldor, qui n'était plus en mesure d'abattre les poulets au début du mois de janvier. Le producteur croit que cette situation chaotique aurait pu être évitée si les Éleveurs de volailles du Québec et les transformateurs avaient mieux communiqué entre eux. «Là, ça ne s'écoute pas pantoute. Il y a beaucoup trop de chicane entre les abattoirs et la fédération! Les éleveurs sont écoeurés. Il faut travailler ensemble», clame-t-il. "


Par : Patricia Blackburn (09/02/2022)

Source : La Terre de chez nous

Photo : rawpixel.com

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