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Du PFK transformé en saucisses haut-de-gamme qui s’envolent comme des petits pains chauds


Il a fallu un dizaine de barils de morceaux de poulet frit, plusieurs boîtes de frites et de nombreux pots de salades de choux pour confectionner une saucisse fraîche qui contient l’essentiel des saveurs typiques de la marque du colonel Sanders.


Chef et proprio des boutiques Ils en fument du bon, Felipe St-Laurent a appliqué au domaine de l’ensaucissement ce que beaucoup de rappeurs utilisent dans l’univers de la musique : l’échantillonnage.


«Je n’ai pas imité le PFK, je l’ai carrément intégré. On va dans une succursale et on achète comme n’importe quel client les éléments qu’ensuite, on utilise pour notre produit hommage.»


«Le plus long, c’est vraiment de défaire les barils de poulet et de s’assurer qu’il y a aucun aucun os».


Huile grumeleuse


En plus de contenir un insolite mélange de poulet, frites, salade de choux et sauce brune PFK, la saucisse comporte aussi des croustilles Ruffles PFK (le nouveau produit qui a donné l’idée de cette saucisse) et un ingrédient peu ragoûtant, mais capital : de l’huile grumeleuse de vieux fond de friteuse.


«Mon livreur qui a longtemps travaillé chez PFK m’a raconté qu’il y montait la sauce brune en incluant un peu de fond de friteuse, alors c’est que je fais pour «PFKïser» ma recette... et ça marche!»


Écoutez l'entrevue avec Felipe St-Laurent à l’émission de Sophie Durocher diffusée chaque jour en direct 15 h 18 via QUB radio :


«J’inclus 50 ml d’huile grumeleuse dans chaque 20 kilos de chair à saucisse. Ça parfume tout l’intérieur du boyau, ça donne le caractère prenant, excessif du PFK!»


Lors de ma visite dans la cuisine de la saucisserie, les employés s’affairaient, avec une énergie marathonienne, à fabriquer un maximum de saucisses avant la fin de semaine.


«Hier, nous avons vendu en quatre heures toutes les saucisses PFK que nous pensions suffire pour la fin de semaine, alors là, c’est la course pour être certains de ne pas encore être en rupture de stock», m’explique Kaltoum Joukarrid, la chef de la production, qui me parle sans cesser de faire de la saucisse avec ses deux employés.


Édition limitée


Pas question pour Ils en fument du bon de produire cette saucisse PFK sur une base régulière. Ce ne serait pas rentable.


«À 55$ le baril, ça revient cher pour l’ingrédient de base! C’est quelque chose que j’ai fait pour amuser le palais de ma clientèle et pour la réconforter en ce début d’automne.»


Au moment de publier ce texte, Kaltoum Joukarrid s’était enfin sorti les mains du PFK pour confectionner un autre mets automnal : des tourtines (des tourtières-poutines).


J’ai goûté les saucisses fraiche au PFK. Leur pire défaut : elles goûtent énormément le PFK. Mais c’est également leur plus belle qualité. Ça dépend de si vous haïssez ou aimez ce produit. Pour ma part, vous vous en doutez : j’aime!


Ce n’est pas la première fois que Ils en fument du bon confectionne une saucisse hommage à une marque connue en y incorporant le produit authentique :


«Pour une des fêtes de F1 de Guy Laliberté sur le mont Saint-Bruno, j’ai déjà fait une saucisse St-Hubert BBQ avec du poulet, de la sauce, des frites et de la salade de chou St-Hubert», se souvient Félipé.


Par : Louis-Philippe Messier (04/10/2022)

Source : journaldemontreal.com

Photo : Louis-Philippe Messier (tirée de l'article original)

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