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Emballages : Quelle importance est donnée à la date de péremption ?


62 % des consommateurs canadiens s’opposent au retrait de la date de péremption, révèle un sondage mené début août par le Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie d’Halifax.


Une majorité de répondants regarde la date de péremption au moment de choisir des fruits de mer, des produits de boulangerie et des mets préparés. Ils sont deux tiers à y prêter attention avant de mettre un paquet de viande dans leur panier d’épicerie. Et le nombre monte à 73 % lorsqu’il s’agit d’un produit laitier comme du lait ou du yogourt. Il descend par contre à 32 % pour des produits non périssables.


« La date “Meilleur avant” indique aux consommateurs que le produit non ouvert, s’il a été manipulé adéquatement (entreposé dans des conditions appropriées), devrait être de haute qualité jusqu’à la date indiquée », précise sur son site Internet l’Agence canadienne d’inspection des aliments.


Le sondage mené par l’équipe de l’Université Dalhousie souligne toutefois que 65 % des répondants ont jeté des aliments dont l’emballage n’avait pas été ouvert. À contrario, 78 % ont déjà consommé des aliments périmés, selon la date indiquée sur l’emballage.


Lutter contre le gaspillage alimentaire


Le débat de société sur la pertinence des dates de péremption a été relancé au début du mois par l’Angleterre. Dès le mois prochain, la chaîne de supermarchés Waitrose va les abolir sur les produits frais afin de lutter contre le gaspillage alimentaire. Le consommateur aura alors la responsabilité de juger de sa fraîcheur en fonction de son apparence.


Le média Radio-Canada avait alors interrogé à ce sujet Sylvie Bonin, coordonnatrice de l’Association coopérative d’économie familiale Estrie, qui avait rapporté que 38 % à 41 % des aliments seraient gaspillés, ce qui représenterait 4 % des gaz à effet de serre. Par contre, le gaspillage alimentaire ne serait pas lié uniquement à la date de péremption : « C’est surtout la mauvaise gestion du frigo. Même si on ne met pas la date de péremption, la viande, le poisson et les plats cuisinés vont se gaspiller quand même. » Elle considère que l’étiquetage doit être repensé.


Le consommateur responsable


Plus tôt cette année, le groupe britannique Morrisons avait déjà retiré la date de péremption sur 90 % de ses bouteilles de lait, laissant le consommateur décider si le produit est encore bon ou non à la consommation. C’est d’ailleurs un point étudié par les chercheurs de l’Université Dalhousie qui ont souhaité savoir de quelle manière les Canadiens déterminent si la nourriture peut encore être consommée ou non.


Selon le sondage, 20 % des répondants sentent l’aliment et 17 % se fient à l’apparence. La présence de moisissure représente pour 28 % des répondants le meilleur indicateur du manque de fraîcheur. La date de péremption est quant à elle déterminante pour 25 % des répondants.


Le Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie, en Nouvelle-Écosse, a travaillé avec la firme Angus Reid et sondé 1508 Canadiens les 11 et 12 août dernier.


Source : detaillantalimentaire.com (23/08/2022)

Photo : Laura James | pexels.com (tirée de l'article original)

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