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LES 10 ANS DE LA FILIÈRE PORCINE COOPÉRATIVE !


LA FILIÈRE PORCINE COOPÉRATIVE CÉLÉBRAIT EN 2021 SES 10 ANS D’EXISTENCE. POUR CLORE CETTE DÉCENNIE, SES MEMBRES SE SONT RÉUNIS EN MODE VIRTUEL LE 18 MARS DERNIER. RÉJEAN VERMETTE, DOYEN DE LA FILIÈRE ET PRÉSIDENT DEPUIS 2016, A ANIMÉ L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, QUI A RASSEMBLÉ QUELQUE 250 PARTICIPANTS.


Le président n’a pu occulter les évènements des deux dernières années, qui ont ébranlé les assises de la Filière à tous ses maillons. Pandémie, grève, inflation, réduction des abattages, difficultés d’approvisionnement, enjeux géopolitiques, pénurie de main-d’œuvre… Mais il a aussitôt fait de rappeler quels étaient les objectifs de la Filière au moment de sa fondation et comment elle n’a jamais dévié de la voie qu’elle s’était alors tracée. Être un lieu de rassemblement pour produire de la viande porcine de qualité, à prix compétitif, la distribuer partout sur la planète et générer de la richesse pour ses producteurs membres afin d’assurer la pérennité de leurs entreprises. « Depuis 2011, c’est plus de 130 millions $ en ristournes, primes et autres formes de soutien qui ont été distribués aux membres », a rappelé Réjean Vermette.


ENTRE BONNES MAINS ET TOUJOURS AUSSI PERTINENTE


Gouvernée par ses membres, la Filière fait aussi grande place à l’innovation. Elle mise notamment sur la hausse de l’efficacité et la baisse des coûts de production.


Le président de Sollio Groupe Coopératif, Ghislain Gervais, a d’ailleurs souligné la nécessaire rentabilité que doit atteindre chacun des maillons – depuis la production jusqu’à l’abattage – de cette chaîne de valeur que représente la Filière. Durement éprouvée par la pénurie de main-d’œuvre, Olymel doit, entre autres, pouvoir compter sur un accueil accru de travailleurs étrangers, de façon à pourvoir en partie les milliers de postes vacants dans ses installations.


Dans cette foulée, Pascal Houle, chef de la direction de Sollio Groupe Coopératif, a exposé sa vision : assainir les finances de la coopérative, contribuer encore plus à la prospérité des familles agricoles et raviver la fierté et le sentiment d’appartenance dans tout le réseau. Et ce, sans mettre un terme à la croissance lorsque les conditions s’avèreront plus favorables.


De son côté, Robert Brunet, directeur général de la Filière porcine coopérative, a insisté sur la force qu’apporte sa structure démocratique, forte de ses quatre piliers : les producteurs indépendants, les coopératives productrices, Olymel et Sollio Groupe Coopératif.


« La production porcine représente 60 % de notre volume en alimentation animale, a tenu à préciser Casper Kaastra, chef de la direction de la division Sollio Agriculture. Et l’alimentation, c’est, à elle seule, 70 % des coûts variables de la production d’un porc. Nos travaux de recherche permettent d’améliorer nos programmes alimentaires et les performances des élevages. Le travail en filière est plus pertinent que jamais. »


« Les rangs de notre Filière n’ont cessé de croître, a rappelé Robert Brunet. Depuis ses débuts, avec près de 1,1 million de porcs livrés par année, dont 773 940 qualifiés porcs Coop, nous avons atteint en 2020 un sommet de plus de 1,4 million de porcs. Parmi ceux-ci, près de 93 % étaient qualifiés porcs Coop, soit quelque 1,3 million. Cette croissance n’a été freinée que par les enjeux de porcs en attente en 2021. »


En effet, l’an dernier, les membres de la Filière ont ainsi livré 1,314 million de porcs, dont plus de 1,250 million qualifiés porc Coop. Bien qu’une partie importante de cette croissance soit issue des élevages des coopératives, les producteurs indépendants (naisseurs, naisseurs-finisseurs, finisseurs conventionnels et finisseurs sevrage-vente) y ont également grandement contribué, a précisé Robert Brunet.


Le directeur général a également tenu à souligner que, du 29 mars 2020 au 5 mars 2021, faute de pouvoir être transformés chez Olymel, quelque 1,170 million de porcs produits dans la Filière avaient été redirigés vers d’autres abattoirs afin d’éviter l’abattage humanitaire. « Les deux principaux partenaires coopératifs de la Filière porcine, le RP2R et le RPAO, ainsi que les élevages en propriété d’Olymel ont aussi été mis à contribution, a ajouté Robert Brunet. La collaboration de ces regroupements, autant dans la gestion des livraisons que dans la vente de porcelets à l’extérieur, a permis de vendre au total plus de 100 000 porcelets hors Filière afin de réduire les impacts sur les producteurs. Un travail colossal. »


Yanick Gervais, président-directeur général d’Olymel, a fait état des pertes substantielles enregistrées dans le Secteur porc frais de la division de Sollio Groupe Coopératif, notamment en raison d’un prix de vente inférieur aux coûts d’achat et de transformation. « Faute de main-d’œuvre, les coupes à valeur ajoutée ont fait place aux coupes primaires, a-t-il dit. Chaque porc abattu est une perte. » Pour stopper l’hémorragie, l’entreprise n’a pas eu d’autre choix que de réduire ses abattages et, conséquemment, ses achats de porcs. L’usine de Princeville a cessé ses abattages le 24 mars dernier. Celle de Yamachiche ne fonctionne plus que sur un seul quart de travail depuis le 11 avril 2021.


LES FERMES BORÉALES


Robert Brunet ne pouvait passer sous silence les réalisations des Fermes Boréales, dont la première maternité collective de 2400 truies a été lancée en 2016 à Fugèreville, au Témiscamingue. Il faut rappeler, a-t-il dit, que c’est il y a 10 ans que ce projet a été présenté pour la première fois au conseil d’administration de Sollio Groupe Coopératif (à l’époque La Coop fédérée) par Étienne Hardy, qui en a été, accompagné de ses équipes, un leader de tous les instants.

En mars dernier, les premières cochettes prenaient place dans la cinquième et dernière maternité de cette première phase, encore une fois à Fugèreville.


Propriété de quatre producteurs indépendants, de cinq coopératives et d’Olymel, les Fermes Boréales livreront bientôt chaque semaine près de 7000 porcelets d’une même source à des exploitations de producteurs coopérateurs de partout au Québec. Le projet des Fermes Boréales – qui, à terme, regroupera 15 maternités de 2400 truies – est un exemple éloquent d’acceptabilité sociale, a souligné Robert Brunet.


Photo: "Les membres du conseil d'administration de la Filière porcine coopérative pensent au bien commun avant toute chose", a assuré son président, M. Réjean Vermette. Au terme de l'assemblée générale, M. Vermette s'est retiré de ses fonctions de président et a fait place à son successeur, M. Alain Laflamme.


Par : Patrick Dupuis (05/05/2022)

Source : cooperateur.coop

Photo : tirée de l'article original

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