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Les gouvernements protègent le secteur du porc ontarien



Le nouvel investissement renforcera les efforts de prévention, de planification et de préparation à la peste porcine africaine de la province


KINCARDINE — Les gouvernements du Canada et de l’Ontario vont investir près de 3 millions de dollars dans trois nouvelles initiatives dans le cadre d’un effort coordonné visant à accroître la biosécurité et à appuyer les mesures de prévention de la peste porcine africaine (PPA) et de préparation en cas d’urgence du secteur du porc de la province.


La peste porcine africaine est une maladie virale qui touche les cochons. Elle ne pose aucun risque à la salubrité des aliments ou à la santé des êtres humains, mais elle pourrait toutefois perturber la chaîne d’approvisionnement ontarienne. Un grand nombre de gros producteurs de porc ont déjà des mesures de biosécurité strictes en vigueur dans leur exploitation et cet investissement fournira un appui additionnel sur toute la chaîne de valeur du porc pour améliorer de façon proactive la biosécurité et la préparation du secteur. Cet effort coordonné vise à minimiser le risque d’introduction de la PPA dans la province et au Canada ainsi qu’à atténuer les risques qu’elle pourrait poser pour le secteur.


À partir du 5 novembre 2021, une nouvelle période de réception de demandes ciblées du Partenariat canadien pour l’agriculture (le Partenariat) offrira de l’aide financière aux producteurs et entreprises de transformation du porc ainsi qu’à d’autres agroentreprises de l'Ontario pour favoriser leur formation, éducation et planification ainsi que pour financer des investissements et des modifications en matière d’approvisionnement et d’infrastructure nécessaires pour renforcer les opérations porcines, soutenir les entreprises de l’industrie et protéger les troupeaux et la subsistance des producteurs de porc de l’Ontario.


« Nous savons à quel point les éleveurs de porcs de l’Ontario travaillent fort pour maintenir des normes de salubrité si élevées », a dit l’honorable Marie-Claude Bibeau, ministre fédérale de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire. « Compte tenu des craintes grandissantes suscitées par la détection de la peste porcine africaine dans les Caraïbes, cette aide financière permettra de prendre de nouvelles mesures pour assurer la prospérité et la résilience de l’ensemble du secteur. »


« Le rôle de notre gouvernement n’est pas seulement de réagir à ce qui survient en Ontario, mais également d’être proactif pour aider à atténuer les risques qui pourraient affecter notre secteur agroalimentaire et notre approvisionnement alimentaire », a déclaré Mme Lisa Thompson, ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales. « Le dépistage récent de la peste porcine africaine dans les Caraïbes et son impact dévastateur en Europe et en Asie nous rappellent l’importance de resserrer nos mesures de protection tout au long de la chaîne de valeur de l’industrie porcine pour essayer de prévenir l’introduction de cette maladie qui perturberait grandement notre marché et nos échanges commerciaux. »


La période de réception de demandes ciblant l’industrie porcine et les entreprises connexes ontariennes fournira une aide financière à frais partagés pour défrayer des dépenses admissibles afin d’améliorer les mesures de biosécurité et de préparation en cas d’urgence du secteur. Ces coûts seront admissibles à partir d’aujourd’hui – le 19 octobre. Cette période de réception de demandes ciblées offre un pourcentage d’aide financière à frais partagés plus élevé que d’habitude (50 % plutôt que 35 %) dans le cadre du Partenariat en raison de la nature particulièrement importante et urgente de ces efforts.


De plus, le Partenariat accordera de l’aide financière pour une campagne de sensibilisation et d’éducation à l’intention des petites exploitations agricoles ou des fermes qui mettent en marché moins de 1 000 porcs ou 50 truies par année. La campagne visera à sensibiliser davantage les petits producteurs de porc aux risques posés par la PPA et à la nécessité d’établir de solides mesures de biosécurité et de préparation en cas d’urgence.


Un appui financier sera également offert aux producteurs de sangliers de la province pour les aider à éliminer graduellement la production de ces animaux. La fuite de sangliers des fermes qui les produisent accroît la population de cochons sauvages – qui ont déjà causé de gros problèmes dans les provinces des Prairies canadiennes et plusieurs états américains. Ces cochons sauvages peuvent endommager les cultures et l’environnement naturel, et pourraient transmettre la PPA à des exploitations de porc en Ontario.


Le gouvernement de l’Ontario protège le secteur agricole et l’environnement naturel en prenant des mesures pour empêcher les cochons sauvages de s’établir dans notre province. Ceci comprend des efforts de dépistage et d’élimination de ces animaux et leur réglementation en vertu de la Loi de 2015 sur les espèces envahissantes car ces animaux posent un risque plus élevé de transmettre la PPA s’ils s’échappent dans la nature.


« Notre gouvernement prend des mesures pour éliminer graduellement la production des sangliers », a déclaré M. Greg Rickford, ministre du Développement du Nord, des Mines, des Richesses naturelles et des Forêts. « La prévention de la propagation de nouvelles espèces envahissantes, comme les cochons sauvages, est une autre étape cruciale pour protéger l’industrie du porc contre la PPA et assurer la santé de nos collectivités, de notre économie et de notre environnement naturel. »


Pour aider les producteurs de sangliers et favoriser une transition plus rapide, les producteurs qui acceptent de cesser cette production dans les prochains six mois seront admissibles à une aide financière pour faire la transition vers une nouvelle forme de production, comme celle de races patrimoniales de porcs, d’autres animaux d’élevage ou de cultures.


Les trois initiatives annoncées aujourd’hui soutiennent les priorités du gouvernement ontarien de rendre le secteur agricole et agroalimentaire de la province plus concurrentiel et de protéger les agriculteurs et les producteurs contre des risques hors de leur contrôle à l’aide de mesures de prévention et de préparation.


Faits en bref


Le Partenariat canadien pour l’agriculture est un investissement quinquennal de 3 milliards de dollars du gouvernement fédéral, des gouvernements provinciaux et des gouvernements territoriaux pour renforcer le secteur de l’agriculture et de l’agroalimentaire, en assurant une innovation, une croissance et une prospérité continues. Cet engagement comprend 2 milliards de dollars pour des programmes dont les frais sont partagés par le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux et qui sont créés et exécutés par les provinces et les territoires.


La PPA est une maladie virale et contagieuse grave du porc qui est endémique dans plusieurs pays africains. Cette maladie se propage rapidement à l’échelle mondiale depuis 2018, particulièrement en Asie et en Europe. Elle touche seulement les cochons et ne pose aucun risque pour la salubrité des aliments et la santé humaine. Cette maladie n’a pas encore été dépistée sur le continent de l’Amérique du Nord, mais des cas ont été observés à Haïti et en République dominicaine.


L’Ontario a environ 1 200 fermes porcines et produit 26 % de tous les porcs au Canada. La chaîne de valeur porcine génère presque 3 milliards de dollars du produit intérieur brut annuel dans la province et emploie plus de 55 000 personnes. Un tiers du porc produit en Ontario est consommé dans la province et le reste est exporté.


La période de réception des demandes ciblées à l’intention des producteurs et entreprises de transformation du porc ainsi que d’autres agroentreprises pour appuyer des mesures de biosécurité commencera le 5 novembre 2021, mais les dépenses encourues à partir du 19 octobre 2021 seront admissibles. Les personnes intéressées peuvent soumettre une demande, sur le principe du premier arrivé, premier servi, jusqu’au 3 décembre 2021. De l’information sur la période de réception des demandes sera bientôt affichée. Les demandeurs pourront réclamer un remboursement de 50 % de leurs coûts, jusqu’à concurrence de 40 000 $ par demandeur.


En vertu de la Loi de 2015 sur les espèces envahissantes, l’importation, la possession, le transport, la propagation, la location, le commerce, l’achat et la vente de sangliers et de leurs hybrides seront prohibés à compter du 1er janvier 2022. Le contrôle des sangliers et de leurs hybrides est important pour le secteur agricole ontarien puisqu’ils jouent un rôle clé dans l’établissement et la propagation des cochons sauvages.


De plus amples renseignements à l’intention des producteurs de sangliers qui feront la transition vers d’autres types de production seront affichés sur le site Web d’Agricorp dans les prochaines semaines. Seuls les producteurs qui possèdent des sangliers en date du 19 octobre 2021 sont admissibles au programme. Les producteurs de sangliers admissibles recevront 200 $ par animal pour éliminer leur troupeau, tout en faisant la transition vers d’autres types de production.


Les programmes annoncés aujourd’hui par l’Ontario sont examinés par Agriculture et Agroalimentaire Canada afin de vérifier leur conformité à l’entente concernant le Partenariat canadien pour l’agriculture entre les gouvernements fédéral et ontarien. Les programmes sont sujets à changements avant l’approbation complète.


Source : news.ontario.ca (19/10/2021)

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