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Metro : L’inflation met du pain sur la planche de François Thibault


La hausse des prix amène son lot de défis avec lesquels doivent jongler les entreprises. Chez Metro, ces défis se traduisent par des négociations avec les fournisseurs, un repli des consommateurs vers les enseignes au rabais ou les produits de marque privée et un impact potentiel sur les marges brutes.


« Mon travail, c’est de gérer la hausse des coûts, mais aussi de contrôler les prix de vente. Et ce n’est pas toujours facile dans le contexte actuel de hausse de l’inflation », admet d’emblée François Thibault, vice-président exécutif, chef de la direction financière et trésorier chez Metro.


Une des réalités qui découle de la pression sur les prix est celle de la négociation avec les fournisseurs. Puisque plusieurs d’entre eux subissent eux-mêmes des hausses de prix, ils doivent augmenter les leurs.


« C’est normal, on n’est pas contre », dit François Thibault. L’entreprise s’assoit alors avec eux pour comprendre ce qui engendre leur hausse de prix.


« On veut juste être sûr que ce soit des raisons valides, légitimes, et éviter que certains tirent avantage de la situation pour améliorer leurs profits. »


Des marges à suivre


François Thibault note que si les coûts augmentent, Metro ne peut pas traduire entièrement ces hausses en augmentations de prix. À terme, si la forte pression à la hausse sur les prix se poursuit, un impact sur les marges pourrait bien être inévitable.


Notre industrie est très compétitive. On ne peut pas repasser toutes les hausses qu’on subit. On doit en absorber une partie.


François Thibault, vice-président exécutif, chef de la direction financière et trésorier chez Metro


Questionné à savoir quelle proportion de la hausse de ces coûts serait absorbée et quelle proportion serait traduite en hausse de prix, François Thibault n’a toutefois pas révélé de chiffre exact.


« On a des milliers de produits, dit-il. C’est dur à dire dans l’ensemble, ça évolue chaque semaine. »


Des consommateurs en quête de valeurLes consommateurs, comme les entreprises, essaient de gérer les hausses de prix comme ils le peuvent.


Au premier trimestre, clos à la mi-décembre, le prix du panier alimentaire des clients de Metro a augmenté de 3,5 %. Le trimestre dernier, qui se terminait à la mi-mars, la hausse a été de 5,0 %, illustre François Thibault. Par conséquent, des consommateurs ont tendance à se tourner vers les enseignes au rabais.


Chez nous, on voit que les gens sont portés à aller davantage vers les chaînes d’épicerie au rabais, comme nos bannières à escompte Super C, au Québec, ou Food Basics, en Ontario.


François Thibault, vice-président exécutif, chef de la direction financière et trésorier chez Metro


Si les marges sont moins élevées chez les enseignes au rabais, explique le chef de la direction financière, les charges d’exploitation sont en contrepartie plus faibles, ce qui vient au moins balancer les choses au bout du compte.


Par ailleurs, sans donner de chiffres précis, il explique également que les consommateurs se replient davantage vers les marques maison de l’entreprise : Irrésistibles, Sélection et Mieux-être (Life Smart).


« Dans un contexte inflationniste, c’est clair que nos marques privées sont un bon levier pour offrir de la valeur, des produits de qualité, à des prix plus compétitifs, dit-il. On se réjouit d’avoir un portefeuille important de produits de marque privée pour aider nos clients à gérer le prix de leur panier d’épicerie. »


Par : Simon Lord (05/05/2022)

Source : lapresse.ca

Photo : Edouard Plante-Fréchette | Archives La Presse (tirée de l'article original)

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