Olymel crée 150 emplois à son usine d'Ange-Gardien


Plus d'une centaine de nouveaux postes devraient être pourvus dans les prochains mois, confirme-t-on. Annoncés en février dernier, les travaux permettant l'ouverture d'un deuxième quart de soir ont respecté l'échéancier. Des espaces de réfrigération et de capacité de congélation ont été ajoutés, sans compter l'agrandissement de la cafétéria et des aires de stationnement. Le rehaussement des équipements de traitement des eaux usées a notamment fait partie des aménagements nécessaires.


Selon la direction, la capacité d'abattage hebdomadaire à Ange-Gardien passera de 25 000 à 35 000 porcs au cours des prochaines semaines. «Cette augmentation du volume d'abattage d'Olymel devrait également concourir, dans une certaine mesure, à l'amélioration de l'écoulement des porcs en attente dont le nombre a atteint un seuil sans précédent au Québec», mentionne-t-on.


Objectif atteint


Olymel a acquis les anciennes installations d'Agromex — F. Ménard en 2019. Selon le président-directeur général de l'entreprise, Réjean Nadeau, l'augmentation des capacités d'abattage concrétise des objectifs fixés au moment de l'achat des installations à Ange-Gardien.


«Cet investissement permettra également à notre entreprise d'augmenter la part de sa production de produits à valeur ajoutée, comme le porc frais réfrigéré, prisé notamment sur le marché japonais que dessert déjà l'usine d'Ange-Gardien, en plus du marché domestique», explique le PDG d'Olymel dans un communiqué.


La hausse des activités générera, selon lui, des retombées économiques et de l'optimisme, en ces temps pandémiques, pour l'ensemble de la grande région de la Montérégie. Lors de l'annonce du chantier en février dernier, M. Nadeau disait prioriser la recherche de main-d'oeuvre locale, en précisant que son entreprise ne ferme pas la porte à des renforts venus de l'étranger, mais en dernier recours.


Pénurie de travailleurs


Joint par La Voix de l'Est, Richard Vigneault, des communications corporatives chez Olymel, précise que la pénurie de main-d'oeuvre change toutefois la donne. Elle force l'entreprise à dépasser les frontières régionales pour l'embauche de nouveaux employés.


«Nous embauchons de la main-d'oeuvre locale dans la mesure où elle est disponible. Nous avons encore plus d'une centaine d'emplois à pourvoir et nous ne trouvons pas toujours les candidats en région, car le bassin de travailleurs reste limité», dit ce dernier.


Olymel embauche également des travailleurs internationaux temporaires, mais doit respecter un seuil établi à 10 % du total d'employés dans ses établissements. «Les gouvernements se sont entendus afin de hausser le seuil. On ne croit pas que ça arrivera avant le 20 septembre, date des élections fédérales», ajoute M. Vigneault.


Chez Olymel, on planche toujours sur des projets de modernisation et d'expansion, afin d'augmenter les chiffres d'abattage et d'affaires. Actuellement, la pénurie de main-d'oeuvre qui touche le pays met un frein à cette croissance, selon Richard Vigneault.


Rappelons qu'Olymel est une entreprise majeure dans le secteur de la production, de la transformation et de la distribution de porc et de volaille. Employant près de 15 000 personnes, elle possède des installations au Québec, en Ontario, en Saskatchewan et au Nouveau-Brunswick.


Par Nicolas T. Parent (12/09/2021)


Source : La Voix de l'Est En Ligne


Photo : Olymel (tirée de l'article de La Terre de chez nous : Olymel doublera sa capacité d’abattage à Ange-Gardien)