Porcherie à Maricourt : l’opposition citoyenne se poursuit


L’opposition au projet d’une nouvelle porcherie de 3994 bêtes à Maricourt est toujours bien présente au sein de la municipalité malgré la consultation citoyenne du 28 avril dernier. Plus d’une dizaine de citoyens inquiets étaient présents, mardi soir à la séance du conseil de ville, afin d’applaudir l’adoption à l’unanimité d’une recommandation déposée à l’égard de la future porcherie.


Suivant une proposition du regroupement action citoyenne de la municipalité de Maricourt, le conseil de ville a déposé, mardi, une résolution visant à faire part des inquiétudes de la population au Ministère de l’Environnement et demandant la tenue d’une procédure d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement menant à un BAPE.


Tout projet de porcherie de 4000 porcs et plus doit être soumis à un BAPE. Cependant, le projet de développement actuellement proposé compte 3996 porcs. Une évaluation et un examen des impacts sur l’environnement tel qu’exigé par le Ministère de l’Environnement ne sont donc pas obligatoires. Cet écart de quatre têtes est dérisoire selon les citoyens.


Considérant cet écart entre le plan autorisé et la limite avant examen ainsi que la quantité de projets semblables récemment approuvés et développés dans la région, les citoyens et la Ville de Maricourt souhaitent que le ministère réévalue l’impact environnemental de ce projet.


Plan de développement


Rappelons toutefois que lors de la consultation publique du 28 avril dernier, le promoteur, Dannick Chaput, est venu expliquer que lui et sa conjointe exploitaient et demeuraient eux-mêmes sur une ferme porcine depuis bientôt 17 ans à Saint-Valérien-de-Milton.


Ils ont décidé de construire un nouveau lieu d’élevage sur une terre qu’ils ont acquise il y a plusieurs années à Maricourt et qu’ils exploitent en prairie actuellement. « Nous disposons d’un site entouré de bois et loin de la route, sans aucune chance de voir les futurs bâtiments. L’emplacement est idéal pour notre projet », a soulevé M. Chaput.


Des consultants qui ont participé à l’élaboration du projet ainsi que des intervenants de la Municipalité et des ministères de l’Agriculture et de l’Environnement ont aussi fait la démonstration que le nouvel élevage de 3996 porcs à l’engraissement respectait les normes en vigueur et allait même au-delà dans certains cas, comme les distances séparatrices et la consommation d’eau.


Par Viatka Sundborg avec Jacynthe Nadeau (12/05/2021)


Source : latribune.ca


Photo : Capture d'écran - tirée de l'article original