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Porcheries: les candidats caquiste et solidaire s’engagent à revoir le processus de consultation


Alors que le conseil des maires du Val-Saint-François réclamait une révision du processus de consultation publique pour l’implantation de porcheries, les candidats caquiste et solidaire, André Bachand et Philippe Pagé, se sont engagés à revoir ce processus. Les candidates péquiste et conservatrice pensent pour leur part qu’il faut faciliter la vie des producteurs porcins.


Cette demande était survenue après que deux projets de porcherie, à Maricourt et dans le Canton de Valcourt, eurent soulevé la grogne des citoyens. Or, plus d’un an plus tard, la demande des maires est toujours au même point.


«On est absolument d’accord à revoir deux choses. Premièrement l’interprétation du règlement. La perception que l’on a, c’est que pour 10 animaux de moins ou de plus, il y a un BAPE (Bureau d’audiences publiques sur l’environnement). Ça donne la perception aux gens qu’on joue avec le système, et ça c’est inacceptable», avance le député sortant André Bachand, qui a été élu en 2018.


M. Bachand estime que les gens doivent être informés en amont, avant que l’ensemble des permis soit émis. Une fois que ceux-ci sont octroyés, les municipalités déplorent ne plus avoir grand-chose à dire, note-t-il.


«Les municipalités et la MRC disent : ‘‘Tout est réglé, c’est nous qui recevons les critiques négatives des gens.’’ Elles ont raison de dire ça. C’est pour ça qu’on doit revoir le processus pour aller en amont, de sorte que lorsque des permis sont octroyés, il y ait déjà des mesures de mitigation à l’intérieur du permis, et non pas à la suite de consultations avec le promoteur.»


«Ce qu’on a travaillé avec le ministère de l’Environnement et les municipalités, entre autres celle de Maricourt, c’est de travailler pour que les consultations soient faites en amont avec le travail des MRC», souligne M. Bachand, en rappelant qu’elles continueront à tenir ces consultations.


Directeur général de la Fédération de la relève agricole du Québec, affiliée à l’UPA, Philippe Pagé indique que Québec solidaire (QS) se montre en faveur d’une réforme importante de la façon d’octroyer les permis.


«Ils sont doubles: ça prend une autorisation du ministère de l’Environnement pour avoir le droit de s’implanter et c’est ensuite que vous allez voir la municipalité pour demander un permis de construction.»


Or, «les dés sont déjà pipés», note-t-il, puisque le gouvernement autorise le projet avant même que le permis de construction soit donné, et qu’une consultation ait eu lieu.


«On veut renverser la vapeur. Les éleveurs de porcs, ce sont des gens qui aiment avoir l’acceptabilité sociale...» dit celui qui a rappelé d’entrée de jeu qu’il est le frère du président des Éleveurs de porc de l’Estrie, Sébastien Pagé.


QS demande à ce que le ministère de l’Environnement et les MRC puissent mener ensemble les consultations.


«La dernière fois qu’il y a eu une entreprise porcine qui s’est établie à Saint-Camille, il a fallu que le ministère des Affaires municipales soit là, la Santé publique, l’Environnement, le ministère de l’Agriculture, la MRC et la municipalité… Tout ça pour un projet porcin (...) Il y a du ménage à faire dans ces réglementations-là pour que les entrepreneurs puissent implanter leur projet sans qu’il y ait une levée de boucliers chaque fois et qu’il y ait des débats autour de ça, et que ça puisse s’implanter ou pas, tout dépendant de l’acceptabilité sociale et de l’environnement.»


Beaucoup de lourdeur


Tout en admettant disposer de peu d’informations dans ce dossier, la candidate Marylaine Bélair, du Parti conservateur du Québec (PCQ), observe les lourdeurs des façons de faire. Son parti, dit-elle, prône d’aider directement le citoyen «et non de passer à travers bien des processus».


«C’est dans cette direction que le PCQ irait dans ce dossier-là. Bien sûr, on aurait beaucoup de données à aller chercher; quand on ne connaît pas le dossier, c’est facile de parler; il faut se mettre le nez dedans», a-t-elle réagi.


La péquiste Jacinthe Caron a elle aussi souligné d’entrée de jeu qu’il s’agit d’un dossier qu’elle ne connaît pas du tout, en ajoutant que la technologie a beaucoup évolué dans ce domaine.


«C’est sûr qu’il faut des consultations au niveau de l’environnement, c’est très important. Je dirais comme ma collègue: que le processus soit plus facilitant pour les gens qui veulent démarrer dans l’agriculture porcine.»


Par : Isabelle Pion (08/09/2022)

Source : latribune.ca

Photo : unsplash.com


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