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Sur les traces des cuisines fantômes


La pandémie a causé un véritable tremblement de terre qui ébranle les fondations mêmes du modèle traditionnel de restaurant, en plus de propulser la livraison de nourriture vers de nouveaux cieux, posant du même coup la question : un restaurant peut-il exister sans emplacement physique ? Bienvenue au royaume des cuisines fantômes.


Le phénomène des « ghost kitchens » n’est pas nouveau : on l’a vu apparaître d’abord dans des villes comme Los Angeles et New York, où les restaurateurs doivent composer avec des loyers astronomiques. La solution ? Louer un espace dans une cuisine existante et y produire son menu sans avoir à s’encombrer d’une salle, de personnel en service et d’autres frais qui font rapidement grimper la facture.


« Les cuisines fantômes, c’est idéal pour les gens qui ont une idée, un concept, mais pas l’investissement nécessaire pour ouvrir un restaurant », résume Steve Nguyen. Avec son partenaire, le chef Albert Leclaire, M. Nguyen, qui travaillait auparavant en finance, a lancé l’automne dernier le Chick-N-Waff, un nouveau concept qui tourne autour du poulet frit et des gaufres.


Le Chick-N-Waff est bel et bien un restaurant offrant un menu complet tournant autour du poulet frit et des gaufres, à une exception près : il n’a pas d’adresse physique.


Sa particularité ? Le Chick-N-Waff n’a pas d’adresse physique, mais fonctionne à partir des cuisines du restaurant La Bêtise, à Verdun, lorsque l’établissement est fermé, du dimanche au mercredi.


Amis depuis longtemps, les deux acolytes ont trouvé dans cette façon de fonctionner plusieurs avantages. « Après un mois d’opération, on faisait déjà des profits. On partage les frais fixes avec le resto. On leur a apporté une solution pour compenser la baisse vécue actuellement », explique Albert Leclaire, qui était chef à La Bêtise avant le début de la pandémie.


Je pense que c’est le futur, ce genre de concept. C’est gagnant-gagnant.

Steve Nguyen, cofondateur du Chick-N-Waff, restaurant sans adresse physique


(Lire article complet)


Par Iris Gagnon-Paradis


Source : lapresse.ca


Photo : David Boily, La Presse

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