top of page

Une étude pour comprendre comment le sanglier transmet des maladies infectieuses


Une étude veut recueillir des données sur les sangliers et leur capacité à transmettre des maladies infectieuses. En recensant leur population, l’équipe de recherche espère mieux comprendre leur comportement.


Étalé sur quatre ans, le projet de recherche s’effectue en partenariat avec Porc Alberta, l’Association des producteurs de bœuf de l’Alberta, l’Agence canadienne d’inspection des aliments et le ministère de l’Agriculture, de la Foresterie et du Développement économique rural de l’Alberta.


Nous savons que les sangliers se multiplient de façon exponentielle et se répandent dans tout le Canada, explique Mathieu Pruvot, professeur de médecine vétérinaire à l’Université de Calgary, qui dirige l’étude.


La question que nous nous posons est donc de savoir ce que cela va signifier pour la gestion et la transmission des maladies pour le bétail, la faune et les êtres humains.


Cet animal a d’ailleurs été aperçu pour la première fois au Parc national Elk Island, l’automne dernier, bien qu’il soit présent en Alberta depuis les années 1990.


Nous essayons d'abord de comprendre à très grande échelle où les porcs sauvages vont se répandre [...] comment ils vont empiéter sur la production bovine et porcine, dit M. Pruvot.


Il précise que les chercheurs commenceront à observer la manière dont les sangliers interagissent avec d’autres espèces animales lorsque leur propagation sera mieux comprise. L’équipe de recherche veut analyser les interactions entre les sangliers et les animaux domestiques afin de déterminer comment ils peuvent propager des maladies infectieuses.


Une espèce envahissante


Le président du conseil d'administration de Results Driven Agriculture Research (RDAR), qui a investi plus de 430 000 $ dans le projet, juge qu’il est plus que temps d'étudier les conséquences de la propagation du sanglier.


Ils sont si rusés et si difficiles à exterminer qu'ils deviennent de plus en plus envahissants dans les écosystèmes de l'Amérique du Nord.


Selon lui, il sera essentiel d’apprendre à minimiser les contacts entre les espèces de sangliers pour limiter la propagation de maladies infectieuses telle que la peste porcine africaine. Il estime que les effets peuvent être dévastateurs pour l’industrie porcine en Alberta sans cette limitation.


M. Pruvot explique justement que les sangliers et les cochons domestiques sont essentiellement de la même espèce et que, donc, il n’y a pas de barrières pour bloquer la transmission de maladies entre eux.


Source : ici.radio-canada.ca | ICI Alberta (23/03/2022)

Photo : rawpixel.com

bottom of page