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Une ferme à l’avant-garde de la technologie


Jocelyn Leblanc, propriétaire d’élevages de poulets, de dindes, de poules pondeuses et de poulettes de reproduction, a misé sur une technologie d’avant-garde pour accroître la productivité de son élevage de pondeuses et pour mieux faire face à la pénurie de main-d’œuvre. Mais il ne s’attendait pas à des résultats aussi encourageants.


Jusqu’ici, les performances de production de ses nouvelles installations, construites à Saint-Hyacinthe, en Montérégie, se situent parmi les plus élevées de l’industrie, a constaté Mark Belanger, directeur technique chez Aviagen, une compagnie de génétique avicole. M. Belanger participait à une journée portes ouvertes à la nouvelle ferme de pondeuses de Jocelyn Leblanc le 24 novembre dernier.


La nouvelle bâtisse est en activité depuis deux ans et a requis un investissement de 8 M$, « soit environ 2 M$ de plus que ce qu’aurait coûté une ferme standard », précise M. Leblanc. « Il y a des banques qui nous ont refusé [le prêt], parce que notre projet était trop hors du commun », raconte celui qui s’est finalement tourné vers Financement agricole Canada, laquelle a accepté de soutenir le projet justement pour son côté innovant. Or, avec le gain en productivité des poules et l’économie d’énergie que la technologie installée permet de faire, le producteur estime qu’il lui faudra moins de temps que prévu pour rentabiliser son investissement, soit de cinq à sept ans environ.


Bâti pour l’élevage du futur


Historiquement, les 20 000 poules du troupeau étaient rassemblées dans un seul bâtiment. Les nouvelles installations de pondeuses ont plutôt été divisées en quatre sections de 5 000 poules chacune pour prévenir la propagation de maladie et simplifier le nettoyage et la gestion de main-d’œuvre. À ces installations s’ajoutent deux bâtiments destinés à l’élevage de poulettes pour les quatre pondoirs.


L’éleveur s’est ensuite tourné vers une technologie européenne de ventilation qui fonctionne par « croisement d’air ». « L’air chaud entre d’un côté et l’air froid de l’autre. La friction produit un effet thermique qui permet de chauffer le bâtiment à environ 12 degrés Celsius en hiver. Il ne reste donc pas grand-chose pour rehausser la température à 20 degrés », décrit-il. L’été, les mêmes unités permettent de climatiser le bâtiment. « En Europe, les règles environnementales sont plus strictes qu’ici et presque tous les poulaillers doivent être équipés d’un système qui filtre l’air à l’entrée et à la sortie du bâtiment comme celui-là », mentionne Daniel Laboissonnière, agronome-conseil pour le Groupe Vencomatic, qui distribue le système de ventilation Eco au Québec.


Bien-être animal et productivité


Côté bien-être animal, ce système de ventilation permet un meilleur contrôle des maladies, en plus de réduire le niveau d’ammoniac dans l’air, « ce qui améliore le bien-être des poules autant que celui des employés travaillant le bâtiment », constate M. Leblanc. Ce dernier s’est également tourné vers un système de nidification en lattes de bois, lequel « réduit l’électricité statique et donne plus de place pour la grippe des pattes », note-t-il. D’autres avantages, comme des lignes de soigneurs amovibles et des nids plus vastes, contribuent à réduire le stress des poules et à diminuer le nombre d’œufs au sol. Le producteur a également expérimenté une nouvelle méthode d’alimentation, qui vise une offre de nourriture à volonté six jours sur sept plutôt qu’en alternance une journée sur deux, afin de diminuer la compétition entre les oiseaux et d’améliorer l’uniformité du troupeau.


Par : Patricia Blackburn (22/04/2022)

Source : laterre.ca

Photo : Groupe Vencomatic (tirée de l'article original)

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