Une situation encore fragile du côté des attrapeurs de poulets


Bien que les activités aient repris un rythme plus normal du côté des usines d'abattage d'Exceldor, la situation reste encore fragile du côté des attrapeurs de volailles, confie Sylvie Richard, secrétaire générale du Conseil québécois de la transformation de la volaille (CQTV).


Elle cible deux raisons : le problème informatique du côté de Service Canada, aujourd'hui réglé, mais qui a entraîné des retards accumulés dans le traitement des dossiers; et la COVID-19, qui continue de ralentir les démarches pour la venue de travailleurs étrangers en plus de générer plus d'absences chez les travailleurs. «Si des contrats se terminent au sein des équipes d'attrapeurs, ou si la pandémie force le retrait de certains travailleurs, on ne sait toujours pas encore quand les autres pourront arriver.


Ce secteur, qui est un maillon essentiel au fonctionnement de toute la chaîne, est actuellement sous pression», indique-t-elle. Une affirmation que confirme le transformateur Olymel, qui spécifie par la voix de son responsable des communications, Richard Vigneault, que l'entreprise n'a pas de problème actuellement, mais qu'elle «est inquiète pour les mois qui viennent».


Selon Sylvie Richard du CQTV, bien que les dossiers des travailleurs étrangers qui se destinent aux postes d'attrapeurs de volailles soient maintenant traités avec « une attention spéciale » par les fonctionnaires, certaines étapes du processus gagneraient peut-être à être exceptionnellement allégées pour accélérer encore un peu plus les délais. Entre-temps, des producteurs de volaille et leurs employés se sont rendus disponibles pour épauler les équipes d'attrapeurs expérimentés au besoin.


Par : P.B. (02/02/2022)

Source : La Terre de chez nous

Photo : rawpixel.com